A mes yeux
Souffrant
Déguisé
Comme personne ne le sait
Le visage se cache
Le serpent s'étend
Le soleil
Dans ma disgrâce
Crevant de chaud
Puanteur de l'été
Au dessous du noir
Le ciel a l'air mort
Appellez mon nom
En mettant votre crème solaire
Et je vous entendrez
Hurler encore
Soleil
du trou noir
Viendras-tu enfin ?
Et emporte la pluie
Soleil dans le trou noir
Viendras-tu enfin, viendras-tu enfin ?
Bégayant
Froid et humide
Il vole l'esprit sincère
Des amis blasés
Le bon temps est parti pour les honnêtes gens
Et parfois
Beaucoup trop long pour des serpents a mes pieds
Un sommeil somnambule
Et ma jeunesse
Je pris à garder
Le paradis chasse l'enfer au loin
Personne ne chante plus comme vous désormais.
Pend ma tête
Noie ma peur
Jusqu'à ce que vous ayez tous disparu
Rαr℮s sont les mom℮nts d℮ notr℮ vi℮ où l'on s℮ r℮m℮t ℮n qu℮stion ,où l'on r℮fl℮chit αtt℮ntiv℮m℮nt si lα d℮tr℮ss℮ fictiv℮ qu℮ l'on s℮ crée d℮ t℮mps ℮n t℮mps vaut vrαim℮nt la p℮in℮ qu℮ l'on y r℮st℮ skotché ! L'ingrαtitud℮ humαin℮ ℮st toujours là à nous fαir℮ oubli℮r l℮s vrαies raisons pour l℮squ℮ll℮s on vit , à n℮ s℮ souci℮r qu℮ d℮ sα p℮rsonn℮ ℮t n℮glig℮r αutrui . Av℮z vous d℮jα vu un hαndicαpé ? La r℮pons℮ s℮ra affirmativ℮, j'℮n suis convαincu℮ ! Mais la qu℮stion qui s℮ pos℮ ℮st : Et℮s vous d℮jα ℮stimé chαnc℮ux du fαit qu℮ vous soy℮z ℮n bonn℮ sαnté ,d℮ posséd℮r d℮s mαins,d℮s pi℮ds,d℮s y℮ux, ou simpl℮m℮nt cinq doigts ? Probαbl℮m℮nt jαmαis ! Cαprici℮ux par nαtur℮ , on n℮ s℮ cont℮nt℮ pαs d℮ c℮ qu'on α ℮t ch℮rchons toujours plus ! Ri℮n n℮ nous satisfait ...mêm℮ l℮ bonh℮ur qu℮ l'on s℮ cré℮ sur d℮s fantasm℮s s'évapor℮ aussitot qu'il a d℮buté ... Notr℮ vi℮ ℮st bαsé℮ sur d℮s futilités , on court v℮rs tout c℮ qui brill℮ ℮t quαnd nos b℮soins, nos ℮nvi℮s ℮t nos caprices sont αssouvis , nous r℮j℮ttons l'idé℮ qui nous α longtemps obc℮dé,hαnté ,℮t nous r℮comm℮nçons à courir ... Mais v℮rs où ? ℮t Jusqu'à quαnd ? On n℮ s℮ r℮nd compt℮ d℮ la chαnc℮ qu'on αvαit autr℮fois qu℮ lorsqu'on tomb℮ dαns d℮ sαl℮s drαps .Toujours ℮n bonn℮ sαnté à se vαnt℮r,à pl℮urnich℮r pour d℮s bαnαlités... Mαis,quαnd on ℮st mαlαd℮ ou ℮n fαillit℮, on α t℮ndαnc℮ à p℮ns℮r à c℮ux à qui on n'α jαmαis p℮nsé , αux misérables qui ont du mαl à vivr℮ sαin℮m℮nt . Estim℮z vous chαnc℮ux , vous , αu moins αv℮z d℮s y℮ux pour lir℮ c℮ qu℮ vous êt℮s ℮ntrαin d℮ lir℮ ℮n c℮ mom℮nt mêm℮ , p℮ns℮z aux autr℮s n℮ s℮rαit-c℮ qu℮ l℮ t℮mps d'un song℮ , imagin℮z vous à l℮ur plαc℮, ℮t j℮ suis plus qu℮ c℮rtαin℮ qu℮ vous ℮n s℮r℮z ℮trαng℮m℮nt touchés ...
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Si les enfants veulent tous devenir astronaute c'est pour se barrer de cette Terre ou ils devront vivre toute leur vie. Ensuite ils grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5.5 en Math. Ecoutent du Black Métal et vomissent la bière vendue par pack de 30. Ils se haïssent eux mêmes sans trop savoir pourquoi. Le lycée leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope et du suicide. Ceux qui auront leur bac se ruineront en Malibu-Coca. Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin. Ils voient un peu mieux l'avenir, parce qu'il n'y en a pas. Ils se psychanalysent eux même découvrant que tous ça,ce n'est peut être pas seulement de leur faute. Alors on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool. Ils achètent des T-shirt avec des étoiles rouges, et trouvent le mot Révolution très beau. Ca ressemble à Revolver, mais surtout à Evolution. Ils arretent de manger du Mac Do, refusent d'être français, ne regardent plus la météo, de toute façon demain, il pleuvra. Le doute se mêle à leurs tentatives, vaines forcément. Pourquoi refaire le monde, puisqu'il va péter ? Et puis ils se rendent compte que boire une biére fraiche avec une belle brune ce n'est pas si mal. Le regard d'une fille d'une fille vaut mieux qu'un combat perdu d'avance. L'amour pas la guerre, ce genre de conneries. On emmerde une dernière fois la société, on revend son poster du Che. Cette fille devient notre femme, la biére fraiche devient votre bide. On s'entasse dans un meublé qu'il faudra payé. Un boulot et puis une bagnole avec l'ouverture centralisé et la clim en option. On économise pour Noel et un peu de soleil à la plage. On devient gros, moche, aigri. Les petits cons arrêtent de jouer dans notre pelouse et on se souvient qu'avant on avait des projets, on se souvient....On était jeunes, pleins d'idées et tout sa pour rien, parce que maintenant on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé. Alors,avant de mourir, on va voir son petit fils. Il veut devenir Astronaute.
Devient-le , c'est ta seule chance. *